L'aquaculture - Tahiti Tourisme
 
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Le Fenua en bref

L'aquaculture

L'aquaculture en Polynésie française se trouve sous différentes formes selon les espèces élevées.

 

L'élevage de crevette et de poisson : le plus répondu.

 

Réensemencer consiste à faire revenir dans le lagon des organismes aquatiques par l’élevage ou la culture. Si les règlementations et l'aquaculture se développent, les ressources prélevées pourront être équilibrées.

En Polynésie française, il existe des fermes locales de crevettes bleues (Litopenaeus stylirostris) à terre et bientôt en lagon, qui produisent 70 T par an. Le marché local étant de 500 à 600 T/an, ils envisagent de doubler ce chiffre d'ici 2 ans, voire plus par la suite.

Quant aux poissons, une nouvelle filière concernant les poissons des lagons polynésiens vient de démarrer (10 T en 2012) avec le paraha pēue (Platax orbicularis)

En outre, le bénitier, pāhua (Tridacna maxima) et le poisson-lait, patī en pa'umotu et ava en tahitien (Chanos chanos) sont aussi élevés dans des fermes aquacoles dans l’archipel des Tuamotu, et toutes ces filières ont des pratiques éco-responsables.

Les ressources en poissons de lagon frais proviennent en grande partie de l’archipel des Tuamotu et les mollusques de l’archipel des Australes. Les poissons du large sont pêchés en bateau et sont vendus, soit à la criée ou soit au détail.

 

Le bénitier, un animal emblématique et remarquable par sa biologie, bien adapté au lagon Polynésien.

 

Les ovules des femelles et les spermatozoïdes des mâles se rencontrent naturellement en mer et se fécondent. Malheureusement, les œufs et les larves se propagent et servent parfois de nourriture à tous les animaux marins. Pour éviter cela, les aquaculteurs utilisent des coquilles vides pour y installer confortablement les géniteurs qu’ils protègent dans des cages flottantes.

Il existe des entreprises d’élevage à Tahiti et dans l’archipel des Tuamotu, particulièrement sur l’atoll de Tatakoto où l’on trouve des bénitiers en très grand nombre, soit jusqu’à 500 bénitiers au m². L’aquaculture permettra au lagon de retrouver l’équilibre et sa ressource en bénitiers. Aussi, tout le monde trouvera avec plaisir le droit de collecter des bénitiers de la taille autorisée, soit 12 cm, et en fera son délicieux plat du dimanche.

 

Le corail n’est pas une plante, mais un animal qui se reproduit aussi par bouturage, ce qui lui a permis de survivre depuis des millions d’années malgré tous les changements climatiques que la Terre a connus.

 

Composé d’une structure calcaire ne résistant pas aux ancrages, aux piétinements des humains qui marchent sur le récif, ou aux vagues très fortes, le corail est fragile et se casse. Dès que des morceaux se trouvent sur le sol, ils s’envasent et disparaissent dans les sédiments.

Les aquaculteurs récoltent les morceaux de corail qui, pour diverses raisons,  ont été désolidarisés de leur base. Sans les sortir de l’eau, étant donné que le polype est un animal marin vivant et qu’il risquerait de mourir à l’air libre, ils les installeront dans des cages un peu en hauteur pour les protéger et leur permettre de recevoir le soleil dont ils ont besoin pour la photosynthèse. 

Dès que le corail aura grandi, les aquaculteurs choisiront un espace définitif pour l’installer, un espace qui ne sera pas trop proche des passages de pirogues ou de touristes, pour éviter que leurs efforts ne soient anéantis par des coups de palmes involontaires. Ils fixeront le corail bouturé solidement au corail existant avec des matériaux adaptés et respectueux de l’environnement. Les biologistes prendront ensuite la relève pour suivre leur croissance.

 

 

 

Rédigé en partenariat avec l'association

Tamarii Pointe des Pêcheurs - Tahiti

 

 

 

 

Pour plus d'informations: La direction des ressources marines et minières 

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