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Origine du nom des îles

TAHITI

Tahiti ou plutôt Tā-hiti (poser/mettre des frontières), s’appelait autrefois Hiti, La Frontière. Elle était la toute première frontière posée par les grands héros et demi-dieux polynésiens, la première terre à partir de laquelle les autres terres furent posées et organisées sur le vaste espace océanique polynésien dénommé Te mōana ō Hiva (l’océan des grands guerriers). Elle est Tahiti l’originelle, celle d’où l’on part un jour pour explorer, découvrir, conquérir ou s’établir ailleurs. Elle est Tahiti l’origine, vers laquelle on revient pour se ressourcer, pour se retrouver ou retrouver son chemin que l’on a perdu, un jour, au beau milieu de cet immense univers aquatique et mouvant.


MO'OREA

Il existe plusieurs versions transmises par les traditions orales qui donnent une interprétation différente du sens du nom de cette île.

Une première version et certainement la plus connue, est celle qui attribuerait le nom de Mo'orea, ou plutôt Mo'o-re'a (lézard-jaune), aux péripéties d’un jeune lézard jaune, né d’un homme et d’une femme, et que ses parents nommèrent donc Mo'ore'a. Il fut abandonné par ses parents qui, effrayés par sa croissance monstrueuse, s’enfuirent de Mai'ao où ils vivaient cachés tous ensemble. Triste et affamé, Mo'ore'a se jeta à la mer et nagea sur les traces de ses parents. Mais de terribles courants marins eurent raison des forces de Mo'ore'a qui mourut et s’échoua sur une plage de l’île 'Aimeho, qui porta dès lors le nom de Mo'ore'a, aujourd’hui Mo'orea.

Une autre version rapporterait le nom de Mo'orea (crevasse, trou, faille-résonner, murmurer, chanter, siffler bruyamment, cris de joie, écho) aux nombreux trous, crevasses et failles qui découpent les monts et crêtes de Mo'orea et qui sifflent, murmurent, résonnent ou chantent au passage du vent et des gens de l’île. Ce pouvoir fantastique trouverait son origine dans le sifflement bruyant que fit la lance magique du demi-dieu et héros légendaire Pa'i, lancée tel un missile depuis Tahiti et qui troua la montagne aujourd’hui appelée Mou'a-puta (Montagne-percée). D’après les anciens, et aujourd’hui encore, lorsque les personnes originaires de l’île y grimpent et se tiennent debout dans le trou de Mou'a-puta, ce mo'o (faille) résonne bruyamment (rea) de paroles, de sons et de chants venus des temps anciens. On raconte également que tous ces mo'o étaient autrefois habités de milliers d’oiseaux invisibles qui se mettaient à piailler à l’approche d’envahisseurs, de voleurs ou autres malfaiteurs, provoquant un vacarme infernal pour alerter ou réveiller les habitants de l’île qui pouvaient ainsi se préparer au combat.


BORA BORA

Bora Bora ou plutôt Porapora ou encore Pōpora pour les habitants de l’île ; ce nom viendrait du petit abri végétal construit au centre de la pirogue double de voyage d’autrefois, sous lequel l’on pouvait se reposer, mais qui servait surtout à protéger les provisions, trésors, biens précieux et objets sacrés des intempéries du voyage.

En outre, le terme pora, qui signifie aussi navire de guerre, pourrait avoir donné son nom à Porapora, dont la renommée guerrière était l’un de ses attributs prestigieux : Bora Bora était crainte autrefois pour sa flotte guerrière « à la pagaie silencieuse, Porapora i te hoe māmū (Bora Bora à la pagaie silencieuse), qui pénétrait les lagons sans bruit, attaquait par surprise, et dont les ruses et stratégies de combat inattendues et meurtrières valaient bien un « cheval de Troie » grec.


HŪĀHINE

Sa forme, qui rappelle curieusement le profil généreux d’une femme allongée, les seins nus, a fait dire que Hua-hine signifiait « sexe-de femme ».

Et, bien que la tradition orale nous relate certes, la féminité exacerbée de cette île qui s’exprime dans sa morphologie géologique même, elle met surtout en exergue sa capacité et sa qualité à engendrer des femmes prestigieuses et puissantes (Hū-ā-hine/qui engendre les femmes/la féminité). Ainsi, l’histoire de l’île est jalonnée de femmes célèbres qui s’illustrèrent en tant que guerrières mais aussi en tant que grandes cheffesses ou ari'i rahi.


RA'IĀTEA

Si Tahiti était la première frontière à partir de laquelle toutes les autres furent positionnées sur l’espace océanique de Te-mōana-ō-Hiva, Ra'iātea ou Havai'i de son nom mythique, était l’île qui engendra les autres terres du triangle polynésien. Considérée comme étant le siège de la religion et des croyances anciennes polynésiennes à travers tout le Triangle, Ra'iātea (Cieux/monde de la prêtrise/religieux) accueillait les plus grands rassemblements rituels et stratégiques au sein de son immense et prestigieux complexe politico-religieux de Te-pō, sur le marae international Taputapuātea, dans le district de 'Ōpoa. Aujourd’hui encore, de grands rassemblements sont organisés sur ce complexe auxquels participent généralement des associations culturelles venues de différentes îles du Triangle.


TAHA'A

La version mythique de l’origine des îles raconte que, amputée d’une partie de terre qui la reliait originellement à l’île de Ra'iātea, avec qui elle ne formait alors qu’une seule et grande île Havai'i, l’île de Ūpōrū (premier nom de Taha'a) se retrouva comme mutilée, mise à nue, et on lui donna alors le nom de Taha'a (nudité). Cette partie de terre avait migré vers l’est, sous la forme d’une immense créature marine (i'a), pour donner naissance à la première frontière Hiti, Tahiti aujourd’hui, ainsi qu’à sa fidèle suivante, Mo'orea.


MAUPITI

Maupiti ou Maurua (poignée-double/tenir-par deux) tiendrait son nom du type de pilons alimentaires en pierre que seuls les artisans de Maupiti fabriquaient, et continuent de façonner, et qui avaient la particularité d’avoir deux têtes ou une double poignée. Devenue ainsi célèbre pour ses pilons à deux têtes, très recherchés jusqu’aux confins des trois coins du Triangle, et plus que pour leur fonctionnalité certaine, ces penu mau rua (pilons à deux poignées) étaient notamment connus pour la densité et le grain très fin de la pierre de Maupiti mais aussi pour l’esthétique artistique de leurs finitions, et certaines pièces uniques étaient commandées spécialement pour servir d’attributs de prestige aux ari'i rahi et ari'i nui (grands chefs et chefs suprêmes) ou autres individus très prestigieux.

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