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- EDITO - TOURISME VERT EN POLYNESIE - TENDANCE - ACTUALITES POLYNESIENNES - SALON DE LA RANDONNEE - LES PROFESSIONNELS DU TOURISME ET L'ENVIRONNEMENT - L'INTERVIEW -

Actualités Polynésiennes

- Nettoyage des plages -
- Polynésie française, le sanctuaire des baleines -
- Le " shark feeding " sévèrement réglementé -
- Bora Bora, la Perle du Pacifique obtient son cinquième "Pavillon bleu" -
- Moorea, premier Plan de Gestion des Espaces Maritimes (PGEM) en Polynésie française -
- Fakarava, un sanctuaire de la biodiversité classé par l'Unesco -
- Reef Check, les guetteurs du corail polynésien -
- Tetiaroa : opération plage propre -

Nettoyage des plages de Tahiti : le succès d'un rendez-vous annuel

Le 31 mars dernier, les associations, comme le grand public, se sont mobilisées pour nettoyer la plupart des plages de l'île de Tahiti. Une opération annuelle qui rencontre un succès grandissant au fur et à mesure des éditions.

L'ensemble des communes de l'île de Tahiti s'est mobilisé pour participer à l'opération "nettoyage et propreté des plages et embouchures". Ainsi sur la côte ouest de Tahiti, ce sont plus de 200 personnes qui ont participé à cette opération plage propre, accompagnées par Maina Sage, Ministre du Tourisme et de l'Environnement.
La récolte a été bonne : ferrailles, détritus divers, emballages et canettes ont été ramassés par sacs entiers, rendant ainsi aux plages polynésiennes leur beauté initiale....mais pour combien de temps ?
Pour tenter de mettre un terme à ce phénomène que les pluies ruisselantes n'expliquent pas entièrement, le Ministère du Tourisme et de l'Environnement envisage d'organiser un vote populaire, via son site Internet, pour interroger la population sur le thème "faut-il sanctionner les pollueurs?" Une façon efficace de lutter contre l'incivisme et la dégradation du cadre de vie.

Polynésie française, le sanctuaire des baleines

Le whale-watching, ou l'observation des baleines en tant qu'activité touristique se développe en Polynésie française depuis de nombreuses années. Pour encadrer ce développement en évitant toute nuisance auprès des populations de mégaptères qui viennent se reposer dans les eaux polynésiennes, le gouvernement de Polynésie française a promulgué un arrêté en 2002 précisant les conditions du whale watching et créant ainsi un sanctuaire pour les baleines.

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Depuis des temps immémoriaux, chaque année entre juillet et octobre, les baleines à bosse viennent se reproduire dans les eaux des îles Australes. Les habitants de Rurutu, profitant de l'opportunité, les chassaient lors de grandes fêtes qui permettaient de nourrir l'ensemble de la population. La dernière pêche remonte à 1957 et le cétacé géant est aujourd'hui protégé, non seulement de la pêche mais de toute nuisance humaine. Toute la zone est devenue un sanctuaire où les groupes de baleines avec leurs baleineaux peuvent vivre en toute tranquillité. L'activité touristique liée à la présence des baleines est strictement réglementée d'abord pour le respect des animaux mais également pour éviter qu'ils ne se déplacent vers une destination plus calme, privant ainsi la Polynésie d'une activité touristique aujourd'hui en pleine croissance et respectueuse de la nature.

Si Rurutu est un endroit privilégié pour observer ces mégaptères, on peut également les croiser au large de Tahiti, de Moorea comme dans les Tuamotu ou aux Marquises. Autant d'îles qui proposent également aux visiteurs de profiter de ces rencontres hors du commun.

La baleine à bosse, ou mégaptère, avec ses 20 mètres de long et ses 50 tonnes, est le plus grand mammifère vivant. Elle quitte le Pôle Sud en hiver pour rejoindre les eaux tropicales, et notamment celles de la Polynésie pour se reproduire et mettre bas. Au cours de sa vie, en trente ans, une baleine à bosse peut mettre au monde une quinzaine de baleineaux. Des baleineaux qui grandissent dans les eaux où ils sont nés, jusqu'à ce qu'ils soient assez forts pour reprendre la route en sens inverse, vers le Pôle Sud.

On estime aujourd'hui, qu'il reste près de 4 000 individus dans l'hémisphère Sud et autant dans l'hémisphère Nord. L'espèce reste menacée et donc protégée. C'est pour renforcer encore cette protection que le gouvernement de la Polynésie française a décidé de créer ce "sanctuaire pour les baleines et les mammifères marins" une zone qui s'étend sur 4 millions de km2 et qui couvre les eaux intérieures et toute la zone économique exclusive du Territoire. Dans cette zone, l'observation des cétacés est réglementée. Une réglementation qui fixe des normes d'approche des cétacés présents dans les eaux polynésiennes comme la distance limite d'approche entre une ou plusieurs embarcations et une baleine, la vitesse des bateaux ou encore l'utilisation du sonar.

C'est à ce prix que les baleines et leurs petits reviendront dans les eaux polynésiennes, offrant aux générations futures le même spectacle incroyable et gracieux de ce monstre de la nature sautant hors de l'eau.


Le " shark feeding " sévèrement réglementé    Retour haut de page

Et le " shark finning " définitivement interdit en Polynésie française

Le " shark feeding " est l'activité de nourrissage des requins, encadrée par des moniteurs, proposée par les clubs de plongée aux touristes amateurs de sensations fortes. C'est une activité aujourd'hui décriée, car elle est suspectée de modifier le comportement des poissons et des requins, qui se ruent sur la nourriture offerte. Une agressivité anormale des requins a même été rapportée. Le " shark finning " est une activité autrement plus cruelle qui consiste à prélever les ailerons des requins, avant de les laisser mourir, pour en faire commerce vers les pays qui les consomment principalement en soupe.

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Pour préserver une espèce considérée en danger, protéger la richesse des lagons de Polynésie et, à la fois et sauvegarder un maillon indispensable de la chaîne alimentaire, le Conseil des Ministres de Polynésie française du 12 avril 2006 a interdit la pratique du " shark finning "et encadré sévèrement la pratique du " shark feeding ". Pour analyser plus précisément le problème, le gouvernement a également initié une étude sur le stock de requins, étude dont les résultats seront connus en 2008.

Dans l'attente des résultats de cette étude, il a été décidé que la pratique du " shark finning " serait formellement interdite dans toute la Polynésie française et que la pratique du " shark feeding " serait également interdite dans tous les lagons, les passes et dans un rayon de 1 kilomètre centré sur l'axe de la passe. Par ailleurs, le commerce et la détention de tout ou partie de requin y compris montés en article de bijouterie sont interdits. Une décision unanimement saluée par de nombreuses associations de préservation de l'environnement.


Bora Bora, la Perle du Pacifique obtient son cinquième "Pavillon bleu"    Retour haut de page

Soucieux de préserver la beauté de l'île et la qualité de son lagon, la municipalité a mis en place une série de mesures qui ont fait de cette île de 38 km2 un site pilote en matière de développement durable. Tous ces efforts ont été récompensés par le label prestigieux du Pavillon Bleu d'Europe et ceci pour la 5ème année consécutive. Bora Bora est la seule commune du Pacifique à recevoir cette distinction depuis l'an 2000.

Sur cette île de 7.500 habitants, on trouve de l'eau potable au robinet dans tous les foyers. Des unités de dessalement d'eau de mer ont été installées afin de répondre aux besoins grandissants de la population locale et touristique. La commune a également mis en place un réseau d'assainissement collectif qui recueille les eaux usées des hôtels et des habitations, et qui les amène vers deux stations d'épuration où elles sont retraitées.
Source : www.pavillonbleu.org

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Moorea, premier Plan de Gestion des Espaces Maritimes (PGEM) en Polynésie française.    Retour haut de page

L'élaboration du PGEM de Moorea est terminée depuis le 21 octobre 2004, aujourd'hui, celui-ci a été rendu applicable par le Conseil des Ministres. Il concerne 49 km2 de surface lagonaire et 70 km de ligne de rivage.
Les aires marines protégées (AMP) ont été matérialisées dans le lagon par des balises jaunes. au sein de celles-ci, certaines activités sont interdites :
- la pêche, y compris la collecte des coquillages (trocas, burgaux, maoa, bénitiers, etc.) et des crustacés (langoustes, squilles, cigales et crabes),
- le ramassage des coraux vivants ou morts,
- la modification de la ligne de rivage (remblais, épis, extractions),
- le rejet de tout système de traitement des eaux usées.

Dans les aires marines protégées, certaines activités sont réglementées :
- la vitesse est limitée à 5 nœuds,
- le bateau en stationnement doit être obligatoirement amarré à un corps mort.

Pour connaître l'efficacité de ce PGEM et des mesures de préservation du lagon, des zones test, dans et hors de la zone protégée, ont été déterminées et elle seront surveillées régulièrement de façon à pouvoir juger de l'impact du PGEM sur la santé du lagon de Moorea. Il convient de préciser que derrière la mise en place du PGEM, c'est toute la population de l'île qui s'engage pour que, dans l'avenir, les ressources capitales du lagon, aussi bien pour la pêche que pour le tourisme, soient préservées.


Fakarava, un sanctuaire de la biodiversité classé par l'Unesco    Retour haut de page

 

Le projet international MAB, Man and Biosphère, lancé par l'UNESCO en 1971 a pour objectif de préserver les sites naturels remarquables tout en accompagnant le développement des activités humaines. C'est à ce titre que Fakarava vient de rejoindre les 500 autres sites déjà répertoriés "réserve biosphère". La réserve biosphère poursuit les objectifs suivants : protéger et conserver les écosystèmes dans leur ensemble, assurer un développement économique respectueux de la nature, faciliter la recherche scientifique et sensibiliser les populations. Fakarava rejoint ainsi la réserve de biosphère existante de l'Atoll de Taiaro, composée dorénavant des 7 atolls (Aratika, Fakarava, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro et Toau) qui constituent la commune. La majorité de ces atolls sont habités.




Reef Check, les guetteurs du corail polynésien    Retour haut de page

 

Reef Check est une ONG internationale basée aux Etats-Unis qui a mis en place des méthodes de suivi de la santé des lagons. Celles-ci sont basées sur le bénévolat : Il s'agit d'assurer le suivi et le recensement régulier des principales espèces : coraux, poissons, coquillages, etc. dans une zone fixe. La méthode est simple : on choisit un endroit du lagon, on fixe deux piquets dans une radiale, on tire une corde, et autour de celle-ci on dénombre les espèces, et le nombre d'individus par espèce.

L'intérêt de ce relevé est qu'il est fait au même endroit, chaque année. Le premier décompte prend du temps, mais les recensements suivants ne prennent pas plus qu'une vingtaine de minutes. Des formations sur cette méthode d'analyse de l'évolution des récifs sont organisées et accompagnent les volontaires pour baliser leurs zones. Ensuite chacun envoie ses résultats à Reef Check Polynésie, les résultats sont consolidés et transmis à Reef Check International qui suit l'état des récifs partout à travers le monde. Cette initiative est soutenue par l'Ifrecor, l'Initiative Française pour les Récifs Coralliens, piloté par l'Etat et le Pays. Reef Check Polynésie est représenté par Elodie LAGOUY


Tetiaroa : opération plage propre.    Retour haut de page

Situé sur la route des courants marins venant de Tahiti, l'atoll de Marlon Brando "accroche" tous les déchets dérivants que l'on retrouve sur ses plages. Le 17 avril dernier, 13 volontaires sont parti récupérer quelques 15 m3 de détritus divers pour les retraiter comme il se doit à Tahiti.

840 kg de bouteilles en plastique, savates, carcasse de télévision ou de machine à laver, porte de congélateur, roue de poussette, jeu de fléchettes, briquets, feutres, rouge à lèvres, pneus, chaises en plastique, jouets, balais, et des dizaines d'ampoules et de tubes néon... voilà en court inventaire le butin de l'association"te mana o te moana" ramassé sur les plages de l'atoll de Marlon Brando. Ces 15 m3 de déchets en tout genres ont ensuite été débarqués sur le quai des bonitiers à Arue. Les bouteilles en plastique constituant la majorité des déchets ramassés seront recyclées grâce au tri sélectif pratiqué à Tahiti et Moorea. Les autres objets rejoindront la filière normale de traitement des ordures.

Outre cette mission nécessaire de nettoyage qui aura concerné près de 70 % des plages de l'île voisine de Tahiti, le but de l'association était de sensibiliser la population à la pollution de l'océan et aux dangers qu'elle représente. Les sacs et bâches en plastique et le matériel de pêche : cordages, filets et fil nylon, sont en effet les plus dangereux pour les animaux marins (oiseaux, tortues, dauphins, baleines, etc.) qui s'étouffent en avalant les sacs plastique ou meurent emprisonnés dans les filets.

Cette opération a pu être réalisée grâce à l'aide précieuse de Teihotu Brando et de sa famille, avec le soutien de la SEP (Société Environnement Polynésien), le Ministère du Tourisme et de l'Environnement, la commune d'Arue, le Moorea Dolphin Center, le groupe InterContinental Resort & Spa.

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